Put ya hands up for Detroit


Petit point culture générale : Tu reconnais bien la le style des Bad Boyz 

Historiquement, les Pistons c’est des real gangstas des quartiers qui craignent. Surnommés par leurs confrères les « Bad Boys », ce sont pour la plupart des joueurs de basket qu’il ne vaut mieux pas croiser dans les ruelles sombres de Detroit. Second de la draft en 1981, Isiah Thomas rejoint les Pistons et ses futurs lieutenants : Joe Dummars, Vinnie Johnsonn « the Microwave », Rick Mahorn « the Baddest Bad Boy of them all » et Dennis Rodman.

Ils ont gagné le respect de la ligue dans les années 90 et remportent deux titres d’affilées en 89 et en 90. Des bagues NBA qui leur serviront surement de bague de combats : les matchs à Detroit sont rugueux et il n’est pas conseillé de trop venir se frotter aux Pistons. Il fallait le voir Dennis prendre 1530 rebonds en un an – la deuxième performance de la ligue après Wilt Chamberlain et ses 1572 rebonds. –

Les résultats étaient à la hauteur de leurs ambitions, ils sortent deux fois en finale de conférence les Bulls de Jordan. En finale NBA en 89, ils sweepent les Lakers et remportent en 90 le titre après le tir mythique de Vinnie Johnson au Game 5 contre les Raptors (lien). C’est l’apogée de la franchise :

« You can say what you want about me, but you can’t say that I’m not a winner. » Isiah Thomas

Le Rap c’était mieux avant, et bah les Pistons aussi

S’en suivent 10 années de disette, qui à l’image de la ville, font peine à voir. Alors quand tout va mal, on appelle les vieilles légendes et Joe Dumars rejoint l’équipe dirigeante. C’est le renouveau.

Ambitieux et osés, les choix promus par le jeune retraité portent leurs fruits en 2004 quand les Pistons battent en finale NBA les Lakers de Kobe et du Shaq. Toute la ville s’attend à un nouveau back to back mais la finale de légende contre les Spurs en 2005 aura raison de leurs ambitions.

Alors certes Detroit est régulier, Détroit est difficile à battre chez lui, Détroit fait peur mais à la fin ce sont (presque) toujours les Lakers qui gagnent. Finalement, même le passage d’Alen « The Answer » Iverson en 2008 est anecdotique.

Aujourd’hui, le temps des paillettes est révolu. On peut même dire que la franchise repart de zéro parce qu’après deux années éloignées des play-off, Joe Dumars a démissionné en 2014 et c’est Stan Van Gundy qui signe comme Entraineur / Manager.

Bilan 2012-2013: 29-53, 11ème de la conférence Est

Un bilan de la saison bien maigre. Une stratégie floue où l’équipe ne tanke pas vraiment mais ne se donne pas les moyens de viser les sommets.

Andre Drummond, drafté en 9ème, arrive avec 20 minutes par match dans sa saison de rookie à faire 7.6 rebonds par match. Jose Calderon fait un petit tour et puis s’en va.

Pas grand chose d’autre à retenir malheureusement, ni même de fondations solides sur lesquelles s’appuyer. Une saison à vite oublier et à ne jamais mentionner, un peu comme la saison 3 de Prison Break.

Bilan 2013-2014: 29-53, 11ème de la conférence Est

Gérés avec des mains de maitre, les Pistons continuent leur stratégie tout à fait nulle. Exit Brandon Knight, le paillasson de la ligue (lien), l’équipe se renforce en recrutant Brandon Jennings et Josh Smith. L’avenir nous prouvera que ce n’était pas la meilleure des solutions. Le bilan est – as expected – calamiteux, 29e en adresse à trois points (32.1% de réussite) et 27e défense (104.7 points encaissés), ils touchent le fond et rivalisent avec les Sixers et les Magic. C’est dire.

Malgré tout, Andre Drummond continue sa formidable progression et enregistre une moyenne de 13.2 rebonds par matchs. Une bien maigre consolation diront certains.

La saison 2014-2015 : 29-53, 11ème de la conférence Est ?

Les pertes de l’été : Chauncey Billups, Peyton Siva, Rodney Stuckey (Pacers)

Les recrues : Jodie Meeks (Lakers), Aaron Gray (Kings), Caron Butler (OKC), DJ Augustin et Cartier Martin (Bulls). Et le nouveau coach / GM donc Stan Van Gundy

Un marché des transferts plutôt calme. La frontline de Detroit est impressionnante, mais il faut régler ces tirs à trois points : Caron Butler (35% de réussite), D.J. Augustin (38%) et Jodie Meeks (38%) sont recrutés. Rien d’incroyable me direz-vous. Mais ca peut faire des étincelles, sur les 4 derniers matchs Jodie Meeks est à 16/24 à trois points. Ca fait beaucoup.

Trêve de blague, les Pistons ne sont plus la pour rigoler. Depuis le début de sa carrière de coach, Stan Van Gundy n’a jamais manqué les playoffs et n’a jamais fait une saison sous la barre des 50% de victoires. Il y a un début à tout ? Vu le début de saison, ça semble légitime de le penser. Mais avec leur équipe, la place de Détroit n’est pas dans les profondeurs de la conférence Est. Malheureusement, en continuant sur la lancée du début de saison, ils vont rivaliser avec les Knicks et les Sixers… Il s’agirait de grandir.

Bilan de début de saison ?

La première inconnue, c’était le positionnement de Josh Smith. Maintenant qu’il ne va plus shooter à tout va puisqu’ils l’ont coupé, il devrait y avoir plus de place à l’intérieur. Ca signifie que Greg Monroe va réintégrer le 5 majeur. Et dire que son contrat se finit en Juillet prochain et que Van Gundy avait mis son veto pour le prolonger.

Ayant tout intérêt à taper dans l’oeil des recruteurs, Greg s’est surpassé et a soigné sa feuille de stat (14.4 pts, 9 rbs, 2 ast). Résultat, le coach s’est sérieusement renseigné sur l’intérêt de J-Smoove.
Jusqu’ici, le coach utilisait la fameuse technique du « on prend les même et on recommence » : Josh Smith recommençait à rater tout ses shoots (39% aux FG et 22% aux 3 points) et le bilan de Detroit était à la hauteur des deux précédents (5-23).

Cette année le but des Pistons, cela va être de faire en sorte que Drummond devienne un franchise player pour lui offrir le contrat max en 2016. Il va aussi falloir faire en sorte que Jennings prennent de la valeur sur le marché. Quoiqu’il en soit et je me répète, le bilan n’est pas à la hauteur du talent des joueurs. Comme peut en témoigner leur réveil depuis que Josh Smith a été coupé, 4 victoires avec 18 points d’écart en moyenne. Alors oui, Detroit a battu Orlando, les Knicks, les Pacers et les Cavaliers mais c’est tout de même beaucoup de victoires pour Detroit comparé à leurs début de saison calamiteux.

Le focus : Andre Drummond

21 ans, champion du monde, jeune et ambitieux, parfois vicieux. Doté de capacités physiques hors norme, Andre tournait à 13.5 points et 13.2 rebonds de moyenne l’année dernière.

Alors qui de mieux que Van Gundy, celui qui a fait explosé Dwight Howard avec les Magic en 2009 pour lui donner sa chance ? On dit souvent que la troisième année de NBA est l’année des révélations : cette année nous verrons si Andre Drummond est une future star, un titulaire indiscutable, ou pire un sixième homme efficace.

Jusqu’ici, difficile à dire malgré les débuts tonitruants. Il stagnait en début de saison à à 8.7 pts par matchs et 11.1 rbds malgré un joli 1.7 contre de moyenne. Son adaptation aux nouveaux systèmes de jeu a pris du temps et les défenses savent maintenant qu’il faut le surveiller de près : il suffit de l’attirer dans la zone 3-10 pour le voir rater ses shoots (29% d’adresse dans cette zone). Et Andre Drummond ne joue pas les fautes puisqu’il ne tire qu’à 40% FT… Décidément, il voudrait plus ressembler à Dwight, il ne pourrait pas.

Mais il y a du mieux, comme peuvent en témoigner ses trois derniers matchs à plus de 17 rebonds et sa ligne de stats qui ressemble à celle de l’année dernière (13 pts, 13 rbds, 2 blocks). Quoiqu’il en soit, André déçoit et est le premier déçu. Son omniprésence en défense contraste trop avec sa faible efficacité en attaque et il va falloir se réveiller. La ligue avance et n’attend pas les retardataires. On lui fait confiance pour montrer ce qu’il sait faire.

Le Cinq majeur bien pas trop efficace
Brandon Jennings, Greg Monroe, K. Caldwell-pope, Kyle Singler, Andre Drummond

Le Banc
Aaron Gray, Caron Butler, DJ Augustin, Cartier Martin, Will Bynum, Tony Mitchell, Jodie Meeks.

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Une réflexion sur “Put ya hands up for Detroit

  1. Cher Pistachier, penses-tu que Jonas Jerebko puisse être le stretch power forward qui manque à cette équipe au relais de Monroe et Drummond, à l’instar d’un Ryan Anderson aux Pelicans ?

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