Le mercato NBA : pour le meilleur et pour le pire


Déçus par le mercato hivernal de foot, vous avez surement été agréablement surpris de constater que dans d’autres sports, l’intersaison était synonyme de chamboulements et de surprises. Voici donc un bref aperçu des mouvements du mercato de NBA. Le changement c’est maintenant.

Le Trade le plus LOL : Javaaaaale

Que dire que dalle, je le dis avec emphase JaVale McGee au Sixers c’est bien LOL.

Le Trade « il faut avoir une bonne paire de co***** pour le tenter » : Michael Carter Williams

On a déjà parlé à Temps Mort de ce bonhomme. Ce qui nous stimule dans ce transfert c’est d’imaginer le talent de Carter-Williams, diamant brut, poli par la magie de Kidd. L’entraineur déjà capable de faire des merveilles avec pas grand chose depuis le début de saison, doit voir d’un très bon œil de pouvoir aligner Carter-Williams, Parker et Antetokounmpo (3 des plus gros potentiels de la NBA) dans son 5 de départ. MCW, « il suffit d’y croire ».

Le Trade « c’est sûr c’est une super affaire » : Arron Afflalo

On parle peu des Blazers. Habitués à rester calme et ne pas faire trop de vagues, l’équipe de l’Oregon a toujours tablé sur son trio Alridge-Liliard-Batum et un collectif bien rodé pour semer le trouble une fois les play-offs entamés. Sauf qu’après de multiples échecs au 1er ou au 2nd tour des play-offs, la franchise souhaite passer un cap et passer du simple statut d’outsider à celui de candidat sérieux. Ils ont peut-être trouvé le facteur X en la personne d’Affalo, redoutable scoreur, qui malheureusement s’était un peu perdu dans le Colorado. De retour de la mine, celui-ci pourrait apporter le petit supplément d’âme qui manquait à Portland ces derniers temps.

Le Trade « WTF pourquoi ils l’ont laissé partir » : André Miller

Washington joue clairement cette année une place en finale NBA. Mais pour y arriver la franchise doit compter sur ses cadres. Pourtant en se débarrassant de Miller (oui oui le terme « débarrasser » est assumé), les Wizards hypothèquent leurs chances de se hisser au plus haut. Meneur expérimenté, c’est surtout par ses qualités humaines et son rôle dans le vestiaire de Washington que Miller risque de manquer. Mais visiblement, le « Board » des Wiz n’avait pas digéré ça (https://vine.co/v/OgJ312rl07w)

Le Trade « the bigger the show the bigger the love”: Isiah Thomas

Le petit Isiah Thomas Junior est attendu pour l’embarquement du Vol American Airlines AA7513 en direction de Boston. A peine 6 mois après avoir posé ses valises en Arizona, le meneur de jeu de poche de Phoenix continue sa traversée des Etats-Unis. Mais quand on y pense, entre un rôle de sixième homme à Phoenix et les reines d’une équipe de Boston en pleine reconstruction, même si on ne sait pas trop ce qu’ils prévoient de construire, le choix est vite vu.

Le Trade « plus on y pense plus on se dit c’est une bonne affaire » : Kevin Garnett

Quand certains parle d’obsolescence du capital humain pour expliquer le chômage longue durée des séniors, Kevin Garnett aka « The Big Ticket » lui se voit offrir à 38 ans un contrat de 2 ans supplémentaires pour une coquette somme d’argent. En même temps le type est un Dieu vivant dans le Minnessota. Comme le disait si bien Claudy Faucan : « C’est simple au-dessus de lui ya personne et en-dessous de lui ya personne ». Il n’y avait pas d’avant Garnett aux Timberwolves et encore moins d’après. Du coup la franchise fait dans la nostalgie en allant chercher son ancienne gloire pour aider à grandir ses jeunes Wiggins et Dieng. Si le tutoring devrait largement porter ses fruits, il risque de se faire aux prix de quelques violences étant donné le caractère conflictuel du doyen.

Le Trade qui fait plaisir à nous autres franchouillards : Enes Kanter

Le départ de l’intérieur turc des Utah Jazz laisse le champ libre à notre Rudy Gobert national. Déjà que ce dernier grappillait énormément de temps de jeu depuis le début de l’année, la régularité de ses prestations à mécaniquement pousser Kanter à se trouver un nouveau club. Le géant turc, pourtant 3ème choix de la Draft 2011, a même été bazardé pour une bouchée de pain (échangé contre un Perkins qui a aussitôt filé à Cleveland). Mais comme le disent les financiers, « on est à l’achat sur Gobert », valeur montante de la NBA.

L’équipe qui loose : Sixers

Quel drôle de choix que de miser sur la jeunesse et de remplacer son plus grand espoir par le joueur le plus maladroit de la ligue. MCW versus JaVale McGee la balance penche dans un sens… Et puis, les Sixers se sont également débarrassé de K.J McDaniels, l’un des rares joueurs à surnager dans le marasme ambiant de Philly. Une seule explication donc à ces mouvements : la consommation d’alcool du GM Sam Hinckie. Du coup, ca devient presque miraculeux de voir Nerlens Noel, la nouvelle « superstar » de l’équipe, toujours là. On n’était pas à l’abri de le voir échangé contre un vulgaire 2ème tour de draft d’OKC. Quoiqu’il en soit, la gueule de bois sera difficile pour les supporters des Sixers, pour qui la fin de saison risque d’être bien longue.

L’équipe qui win un max : Miami

Se renforçant au poste de meneur, grâce à l’arrivée de Goran Dragic (ou Zoran Dragic on sait plus trop lequel est lequel), le Heat peut à nouveau espérer concurrencer les plus grands de la conférence Est. On les avait naturellement enterré avec le départ de LBJ, mais l’atterrissage de Dragic en Floride pourrait relancer une franchise qui jusqu’à présent ne soulevait pas les foules (hormis l’explosion du nounours Witheside). C’était le moins que l’on pouvait attendre de la part d’un quadruple finaliste NBA en titre.

L’équipe égale à elle-même : Les Knicks

Capable du pire (un peu moins du meilleur) lors des phases de transferts (en atteste Bargnani ou encore Marbury il y a quelques années), les Knicks se sont retenus de toute opération, alors même que le bateau est à la dérive. Bien vu l’aveugle, car c’est généralement quand l’on chavire qu’on fait les mauvais choix. Les Knicks vont pouvoir tranquillement finir la saison en roue libre, sans Melo (opéré du genou et forfait pour le reste de la saison) ni le Stoud’ (parti jouer titre à Dallas), et aller chercher leur « Graal » : le pire bilan de la ligue pour récupérer un bon choix lors de la draft. Malin, mais attention à Philadelphie qui risque d’opposer une belle résistance dans ce duel à la médiocrité.

Quid des OKC que l’on ne sait classer dans quelle catégorie tant les arrivées de Kanter et DJ Augustin, qui sont du plus bel effet, soulèvent de multiples points d’interrogations. La mayonnaise prendra t’elle suffisamment vite pour qu’OKC endosse à nouveau le maillot de prétendant au titre ? Réponse sous peu.

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Une réflexion sur “Le mercato NBA : pour le meilleur et pour le pire

  1. Un mot sur le trade de Jonas Jerebko aux Celtics ? Il a planté 20 points en 20 minutes en sortie de banc hier soir avec un joli 4/6 depuis le centre-ville. #MyManJerebko #underrated #6ManOfTheYar

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