Nets-Warriors, on y était et on a des choses à raconter


New York en hiver c’est froid, c’est même très froid, en attestent les pics atteints fin février à -13 degrés, ou comme disent les amerlocs 9 degrés Fahrenheit. Après une longue journée à marcher jusqu’à en avoir la moustache gelée, rien de mieux qu’un match de NBA pour lancer sa soirée. A l’agenda cette semaine, nous avions le choix cornélien entre un Pacers-Knicks ou bien un Nets-Warriors. Autant dire que l’arbitrage a été vite vu.

Un public schizophrène, à la limite de la bipolarité.

Dans une salle aussi sombre que les mines de la Moria, et donc peu propice aux selfies, la magie des Nets ne prend pas. C’est simple l’arène était littéralement acquise à la cause des Splash Brothers. Car c’est bien là le principal enseignement de la soirée : les Splash Brothers, c’est une véritable attraction à eux tous seuls. Le public attend un 3pts comme une mamie attendrait son numéro au bingo. En se baladant entre les rangs, on s’aperçoit rapidement qu’il y a plus de maillots de Curry et consorts dans les travées du stade que ceux de Williams et Plumlee. Finalement , l’âme des Nets et du Barclays on la cherche toujours à la fin du match et niveau bande son, on a bien du Jay-Z – même beaucoup de Jay-Z – mais pas vraiment d’hymne, ni de chant d’ultras. A titre d’exemple, si les « Defense ! Defense ! » sonnent creux quand le speaker essaie d’enflammer les fans des Nets, c’est encore pire quand on entend d’avantage ceux des supporteurs adverses. On a donc pu assister à une prise de bec sympathique entre fans des Nets et fans des Warriors. Qu’on se le dise, il n’y a bien qu’aux Etats-Unis que ce genre de situation ne débouche pas sur des incidents… C’est pas dans un Roma Lazio qu’on verrait ça… Ni même dans un Heat-Suns.

L’un des faits marquants du match ne s’est d’ailleurs pas déroulé sur le parquet, mais bien dans les tribunes puisque dès lors que Curry prit chaud, on a pu entendre des « MVP ! MVP ! MVP ! » venus des gradins. Ce qui semblait être au départ une simple blague de frondeurs de l’hémicycle, s’est rapidement transformée en tube.

En outre, et cela n’étonnera personne, Curry est un joueur ultra nonchalant. Un de ces types sur de son fait et à trainer des pieds aux temps morts pour aller écouter les consignes du coach. Une sorte de Riquelme de la balle orange.

Un match au diesel qui s’est animé sur la fin

Côté terrain, alors qu’on trépignait d’impatience à l’idée d’assister à la confrontation Williams et Curry, la première mi temps a finalement laissé place à un duel de pivot entre Lopez (16 points 4 rebonds sur les 2 premiers quart temps) et Bogut (16pts-6rbs). Pourtant, vite handicapé par les fautes, Bogut qui partait sur une perf à la Demarcus Cousins a dû lever le pied en seconde période et laisser ses coéquipiers remonter la pente.

Terriblement déçu de ne voir Curry que 9 minutes sur le parquet en première mi-temps, Steeve Kerr nous a fait un cadeau du ciel en nous laissant savourer le meneur de jeu pendant la quasi totalité de la seconde. C’est lui tout seul qui a comblé le déficit de 10 points que son équipe comptait à l’approche du money-time grâce notamment à 4 tirs primées dans le dernier quart temps. Mais malheureusement cela n’a pas suffit lorsque Jarrett Jack lui plante le (quasi) buzzer beater sur la tête. Il en aurait été surement bien différent si l’autre jambe des Splash Brothers s’était révélé fiable….

De son côté, Thompson n’avait rien dans les bras, manque d’épinard surement, avec un 3 sur 17 aux tirs dont 1/9 à 3 points. Pire, à 99-94 pour Brooklyn, l’artilleur nous sort un airball dans le corner après une délicieuse passe dans le dos de son compère des Splash. A défaut d’être un duo qui a fonctionné cette nuit, c’est quand même une expérience en or que de pouvoir contempler ces deux gamins s’éclater sur le terrain en assurant le spectacle.

A noter que ce fut la première de Thaddeus Young devant son nouveau public. Tout juste arrivé des Wolves, en échange de Garnett, il n’avait encore gouté à l’ambiance si particulière du Barclays. Et pour son baptème, l’ailier s’est fait remarqué notamment grâce à deux trois points au début du quatrième quart afin de maintenir son équipe à distance.

Des Warriors fatigués et des Nets avec le freaky-flow, voilà les enseignements de la soirée

Les Warriors viennent donc d’enfiler 10 matchs à l’extérieur sur leurs onze dernières rencontres, il était donc normal de les voir fatigués (peut être certains étaient encore jet-lagués) après une longue semaine passée à l’Est. Donc cette défaite à Brooklyn, elle est compréhensible et ne remet rien en question, d’autant qu’elle n’est pas préjudiciable. Et puis ça reste toujours mieux que d’assister à la probable déroute des Knicks de Langston Galloway face au Pacers de CJ Watson au Madison Square Garden. Mais bon qui sait, on est pas à l’abri d’aller jeter un coup d’œil, de manière à vérifier par nous même que l’équipe des Knicks est aussi nulle qu’à NBA 2K.

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