Bilan mi-saison (part 1) : remise des prix collectifs


2016 arrive et avec, l’heure de tirer les premiers enseignements d’un début de saison qui, pour l’heure, est tout simplement fabuleux. Comme chaque saison, la NBA nous réserve son lot de surprises et de déceptions. Il y a ces franchises qu’on apprécie (re)découvrir : le Magic, le Heat ou encore Dallas. Il y a ces franchises qui nous surprennent tellement elles sont fortes : les Warriors et les Spurs. D’ailleurs, en observateur aguerri de la NBA vous ne pouvez vous empêcher de vous dire que jamais un tel niveau de basket n’a été atteint avec l’équipe de San Francisco. Il y a aussi ces franchises qui nous tiennent à coeur mais qui vont galérer pour aller en playoffs : les Knicks, les Jazz ou encore les Hornets.  Et puis, il y a ces franchises qu’on va continuer à complètement zapper quand on check les scores chaque matin en se levant : les Blazers, les Nuggets, les Nets…

Temps Mort vous offre donc un résumé des forces en présence, histoire de régaler vos proches de quelques anecdotes basketballistiques en cette période de fêtes. A votre santé !

Les cadors on les retrouve aux mêmes places, nickel

  • GSW : 29-2 #justsayin

Rien à dire si ce n’est que la première défaite de la saison fait tâche… Une triste défaite contre les Bucks, en back-to-back, le lendemain d’un match d’anthologie, et deux prolongations, contre les Celtics.

Stephen Curry est sur une autre planète, Draymond Green est monstrueux, Klay « Bomberman » Thompson (il n’a pas de surnom officiel donc on a pensé que « Bomberman » fonctionnait bien…faites le buzz chers lecteurs) redevient le Thompson assassin qu’il était l’an passé. Avec en plus Bogut et Ezeli qui assurent un travail de titan en défense et au rebond. Sans compter un Harrison Barnes toujours blessé. Oui cette équipe des Warriors fait TRES peur.

Comme aurait dit Gary Linecker : le basket est un sport qui se joue à 5, et à la fin, ce sont les Warriors qui gagnent (sauf contre les Bucks donc). Golden State est bel et bien en route pour s’offrir une deuxième bague de rang.

  • Cleveland Cavaliers : Rohirrim quelles nouvelles de l’Est?

Les Cavs et LeBron ont terminé la saison précédente sur une nouvelle défaite en finale, avec une équipe décimée par les blessures. Privés pendant les premiers mois de la saison de Kyrie Irving, leur meneur vedette, les Cavs ont plutôt bien débuté la saison. Normal avec un King James, toujours assoiffé de victoires, qui attend toujours désespérément d’offrir un titre à sa terre natale, l’Ohio. K. Love lui aussi fait le taff. On retrouve le Kevin rebondeur de talent. Et que dire de ce diable de Dellavedova. Propulsé dans le cinq majeur lors de la finale face aux Warriors, le meneur de poche australien, dont le shoot est aussi bizarre que celui de Shawn Marion, apporte une valeur ajoutée non négligeable en sortie de banc.

Les Cavs restent néanmoins très irréguliers, à l’image d’un Mozgov qui peine à retrouver son efficacité de fin de saison dernière. Il semble manquer quelque chose aux Cavs pour vraiment pouvoir ennuyer les Warriors. Est-ce que le retour de Kyrie Irving va ramener les Cavs au sommet ? Est-ce qu’Iman Shumpert, que LeBron a comparé à Kawhi Leonard, va un jour revenir en pleine forme ? Comment les Cavs peuvent contrer le small ball des Warriors ? Si la suite de la saison apportera plus de réponse, une première bataille a été livrée le soir de Noël. Ce sont les « Guerriers » de la Baie qui ont pris le dessus sur les « Cavaliers ». Mais on fait confiance à LeBron pour se hisser en finale NBA, sa sixième consécutive. Et une fois en finale, avec Lebron, tout peut arriver.

  • San Antonio Spurs : la rupture dans la continuité

On prend les mêmes, on les agrémente de renforts de poids et on recommence. L’arrivée d’Aldridge fut incontestablement le gros de cet été (avec le transfert de David Lee….noooot). Aussi serein et efficace que Duncan, il est appelé à en prendre la relève, lorsque papy aura tiré sa révérence. Et vu l’appétit de titre d’Aldridge, on est en droit de lui annoncer la même réussite collective. Si GSW fait barrage à l’ouest, le collectif des Spurs semble bien huilé. Peu d’équipes, voire aucune actuellement, ne peuvent se targuer de disposer d’une rotation de balle aussi fluide et efficace que la franchise texane. Cette saison, est aussi celle de l’explosion de Kawhi Leonard sur le plan offensif (21pts à plus de 50%). On le connaissait défenseur en béton, il est aujourd’hui candidat légitime aux titres de Défenseur de l’année (pour un back to back) et de MVP. Enfin pour la 2ème place, vu que Curry a déjà tué tout le suspense #LeoMessi.

Les (grosses) déceptions cette saison aussi ne manquent pas, mais pour une fois on y retrouve ni les Knicks ni les Hornets

  • Milwaukee Bucks : un bon gros flop pour l’heure

Jason Kidd nous avait cloué le bec l’année dernière en faisant des Bucks une équipe sur laquelle il fallait compter à l’Est. Un bilan équilibré et une élimination au 1er tour des playoffs, avec les honneurs contre les Bulls, étaient la preuve que Milwaukee redevenait un véritable contender à l’Est. D’où les énormes attentes pour cette année. Et ce, d’autant plus que l’arrivée de Monroe venait apporter le point d’encrage intérieur qui manquait aux Bucks. Mais voilà, patatra. La mayonnaise Bucks ne prend plus depuis le transfert de Brandon Knight en février dernier contre Michael Carter Williams. MCW tarde à prouver à la planète basket qu’il mérite son titre de Rookie of the Year 2013 (et que ce n’est pas uniquement du à l’affreuse équipe des Sixers : « au royaume des aveugles, le borgne est roi »). De son côté, Giannis « The Greak Freak » Antetokoumpo peine à confirmer et Monroe à prouver qu’il est l’homme de la situation. Malgré tout, les Bucks regorgent de talent, et attendent toujours sereinement l’explosion du très prometteur Jabari Parker, ralenti par sa grave blessure de la saison passée.

En retard sur le wagon des playoffs, les chevreuils vont devoir accélérer et fissa-fissa. Sinon la fin de saison risque d’être bien ennuyante dans le Wisconsin.

  • Memphis : Le Tennessee a la gueule de bois

Pays du bourbon et du blues, Memphis est à la peine en ce début de saison. La crise que la franchise traverse semble structurelle : en basant son développement et sa réussite depuis plusieurs années sur une défense sans faille et un schéma tactique huilé, cela devait coincer. Memphis, c’est un peu comme la crise du football italien du milieu des années 2000. Espérons que les Grizzlies arriveront à se renouveler plus rapidement que le Milan AC ou l’Inter…Le problème c’est qu’après nous avoir habitué à une équipe stable et vorace en défense, on ne voit aucun signe positif depuis novembre. En 2 mois de compétition, les Grizzlies affichent un bilan à peine positif. La faute à qui donc ? A l’ensemble de ses cadres. Conley ne progresse plus. Gasol, fraichement renouvelé à prix d’or, n’a pas profité de la trêve estivale (il n’a pas joué l’Euro) pour se refaire une santé. Moins adroit, plus fatigué, mais aussi moins bien entouré, l’espagnol n’arrive pas à sortir les Grizzlies de leur mauvaise passe. Quand à Randolph (cf. part 2 du bilan mi-saison), au delà d’être relégué sur le banc, il est à la traine au sens propre comme au figuré. Il est jugé trop lent, trop gros, trop vieux dans un monde basket en pleine mutation, où le small ball fait rage. Terrible constat pour le bad-boy.

La fin du basket à l’ancienne qui ne tire pas à trois points ? #lesgrizzliescetaitmieuxavant

  • New Orleans Pelicans : fin de carnaval pour les Pelicans

Pas de projet de jeu, des blessures à la pelle et un changement de coach qui tarde à porter ses fruits. Autant dire que le début de saison des Pelicans est très loin de ce que tous les observateurs avaient imaginé. Forts d’une superbe qualification en play-offs l’an dernier, du futur meilleur joueur du monde et d’un nouveau coach qui promettait de transposer le jeu des Warriors en Louisiane, tout le monde voyait ces Pelicans voler beaucoup plus haut. Mais pour l’heure, les Pelicans  volent plus albatros façon Baudelaire qu’aigle royal.

Davis ne peut pas tout faire et le « passe la balle à Tucker/Davis » (#HéArnold) ne fait plus recette. Quand il est sur le terrain son équipe est à -2pts alors qu’en son absence c’est la panique (-11pts). Vous l’aurez compris, rien ne va plus dans la ville de Louis Armstrong et Lil’ Wayne. Les blessures à répétition de l’Unibrow laissent aussi planer un doute : « un seul être vous manque est tout est dépeuplé ». Il n’y pas de franchise en NBA où l’importance d’un joueur est si systémique, à part peut être Cody Zeller aux Hornets.

Et que dire des horribles performances d’Omer Asik, récemment élu comme pire contrat de toute la ligue par Bleacher Report.
Le bon retour de Tyreke Evans et la solidité de Ryan Anderson en sortie de banc sont les seuls éclaircies dans le ciel bien triste des Pelicans. Dommage que ces deux là alimentent déjà la rubrique « transfert ». Il y avait bien Ish Smith, mais lui aussi, aussitôt installé aussitôt transféré.

Au milieu de tout ça ya les Mavericks et le Magic (don’t forget me, I’m doctor B)

  • Dallas Mavericks : la fontaine de jouvence texane

4ème effectif le plus âgé de la ligue (derrière Miami, les Clippers et les Spurs), les sages du Texas cartonnent. Un mercato bien mené. Oust les troublions Rondo et Ellis et wilkommen Deron Williams. Relégué sur le banc des Nets, l’ancien All-Star des Jazz retrouve ses jambes d’antan et affiche une forme olympique. Lui le nouveau caporal de Dirk endosse très bien le maillot de maitre à jouer des Mavericks et épaule le géant allemand dans les moments chauds. Car l’allemand, malgré les années, continue à faire tomber les records. Dorénavant 6ème scoreur de l’histoire, celui qu’on croyait perdu après un Euro raté, s’est comme à son habitude ressaisi dans cette première partie de saison. Grâce à leurs deux séniors et le retour en forme de J.J. Barea et Zaza Pachoulia, les Mavs présentent le 4ème bilan à l’ouest et semblent en passe de jouer les troubles fêtes. Outsider parfait et fort de leur expérience des playoffs, le champion 2011 fait mentir les pronostics cette saison. Ceux qu’on avait enterrés après le sweep désastreux en 1er tour de playoffs face au voisin Houston prouvent, qu’une nouvelle fois, il faudra compter sur ces papys qui font de la résistance.

Et si le premier tour des playoffs les menait à rencontrer les Clippers de DeAndre « volte-face » Jordan ?

  • Le Magic d’Orlando : après les montagnes russes, la stabilité ?

A l’heure de tourner la page de 2015, l’année du Magic aura été scindée en 2 : au triste bilan de 25v-57d de la saison 2014-15, a succédé un éclatant début de saison, la franchise comptant d’ores et déjà 18 victoires pour 13 défaites. Une intersaison peu mouvementée, soldée par un changement de coach (welcome Scott Skiles) et un GM qui s’appuie sur le talent et l’insouciance de sa très jeune équipe: Harris-Vucevic-Fournier-Payton-Oladipo c’est à peine 23 ans de moyenne. Sur le terrain, Vucevic qui s’était révélé la saison passée et qui confirme être un des tout meilleurs à l’Est, est bien épaulé à l’intérieur cette saison par Harris et Gordon en sorti de banc. Certes, Fournier, capable du meilleur (6 matchs au dessus de 20 pts) comme du pire (8 matchs sous les 10 pts dont 6 sous les 30% de réussite aux shoots), est en quête de stabilité, mais il est dorénavant Clutch, ce joueur à qui l’on cherche a confié la balle dans les dernières possessions. Oladipo et Payton, excellents manieurs de balles, orientent l’animation offensive et Oladipo est un défenseur hors pair. Enfin, la patte Skiles se fait déjà sentir en défense : de la 23ème meilleure défense l’année passée (7ème pire donc), les Magics sont la 9ème meilleure défense cette saison. 5ème de la Conférence Est, Orlando semble en route pour s’offrir un place en Playoffs, une première depuis le départ de Howard en 2012.

Ils sont pas loin de la bonne surprise…mais finalement pas

  • Les Knicks : 

Alors oui, les Knicks reviennent de loin et on peut déjà remercier le ciel qu’ils ne soient pas en concurrence avec les Lakers et les Sixers pour la place de pire équipe de la ligue. Mais très vite, les Knicks ont surpris et comme on a souvent tendance à le faire avec New-York, on s’est enflammé du côté de la grosse Pomme.

Mais on a eu raison de s’enflammer :
– Grâce à l’énigme KP6, un Dirk 2.0, qui a déjà fait taire tous les supporters qui le huaient le soir de la draft en collectionnant des places dans le top 10 avec des énormes claquettes, des blocks à la chaine et prouvant chaque soir l’étendu de son potentiel. Godzingis aurait même pu placer un Game Winner si le chrono avait été de son coté le soir du match contre les Hornets. Bref, un jeune joueur qui ne laisse présager que du bon.
– Parce que Melo est en confiance et qu’il n’hésite pas à faire des passes à José, Kristaps ou Arron pour enchaine les stats (22 pts, 8 rbds, 3 ast).
– Langston Galloway et Lance Thomas prouvent qu’on peut revenir de très loin en D-League ou en Chine et apporter du vent frais à une franchise qui en avait besoin.

Mais on a eu tort de s’enflammer :
– Derrick Williams est et restera un bust et ses dunks de Marsupilami ne masquent pas ses lacunes défensives
– Kevin Seraphin est encore oublié par son coach malgré des stats satisfaisantes quand il est sur le terrain
– La conférence Est très forte cette année et sur le papier, les Knicks restent une équipe moyenne. Même si leur rookie arrive à faire d’impressionnants double double…

  • Les Hornets : City Buzz pas encore trop trop

Des victoires de prestige (2 fois contre les Bulls, contre le Heat, et plus récemment contre les Lakers), des défaites gênantes (Knicks, Spurs, Cavs, Warriors). Voici le résumé d’une demi saison en dent de scies pour Charlotte, qui pourtant restent en bilan positif (17v-13d). Mais dans une conférence Est aussi disputée que la Ligue 1 (derrière Cleveland, 8 équipes se tiennent dans un mouchoir), il faut muscler son jeu. Et s’ils ne musclent pas leur jeu, les ex-Bobcats vont avoir des déconvenues.

Car en effet, malgré les promesses d’une pré-saison réussie et d’un début de saison en fanfare, le soufflet est vite retombé. Retombé à une bien triste 9ème place de la conférence Est, les Hornets cherchent désespérément un second souffle. La suspension d’un Jefferson digne de Larry Sanders (« il a pris 5 matchs, Moussa a pris du ferme ») n’a pas aidé. La blessure de Kidd-Gildchrist non plus d’ailleurs. Et pourtant, Batum se donne du mal pour faire vivre la franchise. De même que Kemba Walker ou Jeremy Lamb (pas Lin) qui tiennent bon cette saison.

Ils ont touché le fond mais creusent encore

  • Philadelphie : si les Sixers sont doués à une sport c’est bien celui du Tanking…à défaut de jouer au basket

Le Tanking ça énerve, ça agace et ça met en rogne tout le monde. Mais c’est le système qui veut ça. Les américains nous rabâchent leur méritocratie et l’égalité des chances à la naissance depuis Tocqueville et le XVIIIème siècle. La NBA en est le plus bel exemple : la pire équipe de la ligue dispose de la plus forte probabilité pour obtenir le 1er choix à la draft. Equilibrer les forces en présence c’est toute la beauté des sports US. Mais en créant un effet d’opportunité pour les franchises les plus faibles, ca fausse beaucoup de choses. Elles se tirent la bourre pour être la plus nulle. C’est simple, à ce petit jeu là les Sixers sont rodés. Ca fait 3 ans qu’ils tankent, soit 197 matchs, dont la moitié à domicile. Un bon calvaire pour les habitants de Phily. De quoi leur donner des raisons de déserter le Wells Fargo Center : alors qu’ils étaient assidus, le WFG est le stade le plus vide de la ligue depuis 3 ans. Et ce n’est pas la stratégie du GM (ou l’absence de stratégie) qui va améliorer les choses à court ou moyen terme (peut être à long terme, mais comme le disait l’économiste Keynes : « a long terme nous serons tous morts »). Sur les 3 dernières draft, les Sixers ont récupéré 3 intérieurs (Embiid, Noel et Okafor). Pire, MCW est tradé alors qu’il vient d’être fraichement élu Rookie of the year. Espérons que l’arrivée d’Ish Smith, la superstar de NOP, soit porteuse d’espoir. C’est dire du projet Sixers.

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