Bilan mi-saison (part 2) : remise des prix individuels


Après notre bilan des surprises et déceptions collectives, on s’attarde sur les performances individuelles qui ont marqué ce début de saison. Pour ça, on vous a confectionné une échelle du meilleur au pire de ce qu’on a pu voir cette année sur les parquets NBA. Un top validé par Charles Francis Richter.

10/10 – celui qui caresse la perfection

Stephen Curry (Golden State) : un début de saison historique pour ses Warriors, une réussite insolente à 3 points et des performances qui l’élèvent au rang de meilleur joueur de la planète basket. Pas de doute, s’il est épargné par les blessures, il soulèvera un nouveau trophée de MVP en mai prochain. Et celui-là, personne ne pourra lui contester. Comme quoi les gamins d’Akron (lui et LeBron) sont fait pour briller.

Ses stats : 29,3 points (51% au tir et 44,5% à 3 points) / 5,3 rebonds / 6,3 passes / 2,2 interceptions

Mention : personne, car aucun joueur n’arrive à la cheville (fragile) de Curry cette saison

9/10 – celui qui est vraiment très fort et qui nous surprend

Paul George (Indiana) : pour un gars dont le tibia s’est fracassé en deux il y a 16 mois, PG13 réalise une saison d’exception. A coup de performances exceptionnelles (12 matchs à plus de 30 points avec un pic à 48 points contre Utah!) George a redonné le sourire à des Pacers qui tiraient sacrément la gueule l’an passé. Preuve de son retour au plus haut niveau, sa notation à NBA 2K16. En début de saison PG13 annonçait « je suis déçu de ma note (86) mais ce que j’aime dans le jeu ce sont les mises à jour,comme ça j’ai le temps de revenir à 90 ». C’est le cas depuis plus d’un mois (actuellement 91)…

Ses stats : 24,6 points (41,8% au tir et 40,1% à 3 points) / 7,7 rebonds / 3,9 passes / 1,7 interceptions

Mention : Kawhi Leonard (San Antonio), qui n’est pas de retour mais qui explose littéralement

8/10 – celui qui justifie son contrat maximum

Draymond Green (Golden State) : si les Golden State sont actuellement sur un nuage, ils doivent aussi beaucoup à Draymond Green. Fraîchement/grassement renouvelé pour 5 ans et 82 millions de $, Green incarne ce véritable esprit de « Warrior » qui anime l’équipe toute entière. Infatigable bagarreur et trashtalker dans l’âme, Green affiche un véritable leadership dans l’attitude et sur le terrain. En effet « DrayMagic », super surnom attribué par Isiah Thomas,  enchaîne les prestations XXL : 7 triples doubles dont un match de dingue à 29 points-14 passes-17rebonds. Le garçon a, en tout cas, déjà justifié l’argent misé sur lui cet été, et les Warriors peuvent remercier le ciel d’avoir eu à effectuer l’opération avant l’explosion du salary cap l’an prochain.

Ses stats : 14,8points (46,3% au tir et 41,7% à 3 points) / 9,5 rebonds / 7,4 passes / 1,3 interceptions / 1,4 contres

Mention : Reggie Jackson (Détroit) qui flambent avec André Drummond, mais pas Marc Gasol (Memphis) qui s’éteint dans le Tennessee.

7/10 – celui qui est de retour parce qu’il était devenu nul

Rajon Rondo (Sacramento) : on l’avait quitté sur un « fuck off » à son coach à Dallas en pleine série de play-off. Alors qu’on le pensait perdu pour le basket, le bonhomme revit dans l’asile de Sacramento. Si les performances collectives sont décevantes (13 victoires – 20 défaites), l’ancien champion a retrouvé ses jambes et ses mains de Boston. Tant mieux pour lui et pour nous. Il est d’ailleurs le meilleur passeur de la ligue (11,3 passes/match). Espérons pour ce globe trotteur qui va « la où la vie le mène, là ou ses pieds le trainent » qu’il ait enfin atterrit à bon port.

Ses stats : 11,9 points (45,7% au tir et 34,2% à 3 points) / 6,5 rebonds / 11,6 passes / 2 interceptions

Mention : Deron Williams (Dallas) : l’ancien génie du Jazz, devenu paria des Nets, retrouve des couleurs dans son Texas natal. Comme disait Kool Shen : « Tout le monde debout pour l’retour du Babtou »

6/10 – celui qu’on attendait pas forcément

Kristaps Porzingis : des huées des fans des Knicks dans les travées du Madison Square Garden le soir de la Draft, au rôle d’homme providenciel, il n’y a q’un pas. Ou plutôt 2m20, soit l’envergure du garçon. Le jeune letton surprend par sa précocité et personne ne l’attendait aussi performant aussi vite. Dans le sillage de Melo, il est le grand artisan du renouveau des Knicks, timide renouveau certes (16 victoires-19 défaites, soit une victoire de moins que leur total lors de la saison régulière 2014-2015) mais à la vue des saisons précédentes, les Knicks sont métamorphosés. Il se montre efficace dans l’ensemble des secteurs du jeu : un shoot extérieur très prometteur bien qu’encore irrégulier (33% à 3 points), un solide jeu dos au panier, un QI basket au dessus de la moyenne et une véritable force de dissuasion dans la raquette (2,1 contres/matchs). L’avenir est à lui, et sans une légère baisse de régime mi-décembre, la note du garçon aurait pu être meilleure.

Ses stats : 13,2 points (41,8% au tir et 32,7% à 3 points) / 7,9 rebonds / 1,9 contres

5/10 – celui qui est moyen, et ça nous surprend pas

Evan Turner (Boston) : le joueur moyen NBA mesure 2m01, pèse 101 kg, est âgé de 27 ans et compte 5 années d’expérience dans la ligue. Evan Turner mesure 2m01, pèse 100kg, a 27 ans et entre dans la 6ème saison de sa carrière. C’est donc le prototype du joueur moyen, mais moyen dans tous les sens du terme. Des statistiques correctes dans une équipe des Celtics qui, à défaut de faire lever les foules, reste en course pour une place en play-off. Un joueur bon mais pas top en somme.

Ses stats : 9,9 points (42,8% au tir et 16% à 3 points) / 4,8 rebonds / 3,9 passes / 1 interception

Mention : l’intégralité de ses partenaires aux Celtics, tous aussi moyen les uns que les autres.

4/10 – celui qui fait son jubilé à chaque match

Kobe Bryant : Kobe est un génie. Après 2 saisons pourries par les blessures, « Black Mamba » n’était plus que l’ombre de lui même en ce début de saison : une réussite au shoot catastrophique, une facheuse tendance à monopoliser le ballon… S’en était même devenu pénible à voir quand on se rappelle du talent du bonhomme. Mais jamais à un coup d’éclat près, Kobe a eu l’excellente idée d’annoncer qu’il prendrait sa retraite à l’issu de la saison, et ce après seulement un mois de compétition. Depuis, si sa production sur le terrain reste très faible (192ème PER de la ligue, une statistique avancée qui mesure l’efficacité d’un joueur) et ses Lakers restent l’une des équipes les plus faibles de la ligue, il reçoit hommages et ovations à chaque rencontre, quelque soit l’adversaire. De superbes adieux donc, pour un superbe joueur. Mérité.

Ses stats : 17,6 points (34,8% au tir et 26,1% à 3 points) / 4,2 rebonds / 3,4 passes

3/10 – celui qui est quand même devenu sacrément nul

Derrick Rose : Commençant la saison masqué pour une blessure au plancher orbital, Derrick se la jouait plus Zorro qu’inspecteur. Mais comme Kobe, D-Rose a passé énormément de temps à l’infirmerie ces derniers temps (100 matchs joués sur 246 lors des 3 dernières saisons). Malheureusement ces blessures à répétition ont semble-t-il mené la carrière du joueur à un crépuscule bien précoce. Alors oui D-Rose reste un bon joueur NBA, mais jamais plus il ne jouera à son niveau de 2010, année où il devenait le plus jeune MVP de l’histoire. Et c’est bien triste.

Ses stats : 14,6 points (39,6% au tir et 22,9% à 3 points) / 3,4 rebonds / 5,1 passes

Mention : Zach Randolph (Memphis): le bougre de 34 ans commence à vieillir à ça se sent. Sa faillite individuelle semble plus profonde que ça, plus structurelle. Au coeur d’une révolution dans la sphère basket où il faut être athlétique, affuté et adroit (le triple AAA des agences de notation), Z-BO est à la ramasse avec ses quelques kilos en trop. En 2015, la majorité des intérieurs savent tout faire balle aux mains. Pas Zach, dont même la défense teigneuse ne fait plus l’unanimité. Il est peut-être là le dernier dinosaure.

2/10 – celui qui justifie pas, mais alors pas du tout, son nouveau contrat

Omer Asik (New Orleans) : l’influence d’un joueur sur le jeu de son équipe peut dépasser la simple lecture de la ligne de statistique d’un joueur. C’est pourquoi des statistiques avancées ont été établies pour mesurer cet impact, invisible sur les box score. C’est le cas de l’Offensive Rating (le nombre de points que l’équipe marque par 100 possessions lorsque le joueur est sur le terrain) et du Defensive Rating (le nombre de points que l’équipe encaisse par 100 possessions lorsque le joueur est sur le terrain) entre autres. Quand on s’intéresse au cas d’Omer Asik, on espère que le joueur apporte beaucoup plus que sa simple ligne de statistiques. Mais c’est là que le bât blesse. En plus d’être nul, Asik n’apporte pas grand chose à son équipe : un mauvais Offensive Rating de 99,4 (contre 101,9 en moyenne pour les New Orleans), un Defensive Rating correct de 103,6 (contre 107,2 en moyenne pour les New Orleans, soit la deuxième pire défense de la ligue…) mais qui reste très élevé pour un joueur censé être une arme de dissuasion dans la raquette. En définitive, Asik est un joueur assez médiocre de 29 ans, après tout il n’est pas le premier et il ne sera pas dernier. Certes, mais pour un joueur ayant prolongé son contrat de 5 ans pour 60 millions $ on peut commencer à s’interroger.

Ses stats : 2,9 points (51% au tir) / 4,5 rebonds / 0,4 contres…#tristesse

1/10 – celui qui a touché le fond mais creuse encore

« Lansh Stephensmith » : le duo tragique (Lance Stephenson – Josh Smith) était censé apporter la profondeur de banc nécessaire pour enfin faire des Clippers un candidat sérieux au titre. Oui mais voilà, Lance Stephenson ne montre plus rien depuis son départ des Pacers, et Josh Smith, qu’on pensait retrouvé après son passage aux Rockets, est lui aussi à la peine. Bien qu’irréguliers en début de saison, les Clippers ont profité de la faiblesse de la conférence Ouest pour s’installer à la 4ème place. Une position qu’ils ont sécurisé avec une série en cours de 7 victoires. Mais il faudra montrer beaucoup plus pour inquiéter les cadors de la ligue. Et pour ça, ils auront impérativement besoin que le duo retrouve son niveau.

Leurs stats (cumulées) : 9,7 points (40,2% au tir et 32,2% à 3 points) / 6,3 rebonds / 2,9 passes / 1,2 contres / 1,1 interceptions en 30 minutes…#infinietristesse

Mention : on aurait bien mis Omer Asik qui a le 305ème (sur 325) PER de la ligue, un rang de mieux que Lance Stephenson. Mais on voulais pas accabler le géant turc aux mains carrés. Même si on vient juste de le faire. Parce qu’il est vraiment nul.

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